Sainte Radegonde

Sainte Radegonde (née en 519, morte le 13 août 587) est la patronne d’Azérat. Fille de Berthaire, Roi de Thuringe (région allemande) au VIème siècle, elle épouse Clotaire 1er vers 539. Elle fonda l’abbaye de Poitiers ainsi que le premier monastère pour femme. Elle est également patronne secondaire de France.

« Le prénom de Radegonde avait plusieurs sens : symbole de la ville de Poitiers, siège du second Parlement, donc lieu de résistance à Paris, aux mains des Anglais et des Bourguignons, symbole de légitimité, car la sainte était l’épouse de Clotaire, fils de Clovis, enfin sainte qui ne pouvait qu’attirer les grâces du ciel, si nécessaires au jeune roi. »

Christian de Mérindol, Le culte de sainte Radegonde et la monarchie française à la fin du Moyen Âge, p. 792

La biche de Sainte Radegonde

On raconte qu’autre fois, le jour de la fête de Sainte-Radegonde au 13 août, une biche suivie de son faon se présentait aux abords du bourg d’Azérat.

Les moines du prieuré s’emparaient de la biche, sans résistance de sa part, qu’ils s’empressaient de l’égorger près de la fontaine Saint-Jean-Baptiste.

La chair était distribuée à l’ensemble des habitants du village, proportionnellement à l’effectif des membres des familles. Les moines se réservaient la tête de la biche, et rendaient la liberté au jeune faon.

La faute des moines casadéens

Une année, lors de la fête de Sainte-Radegonde les moines eurent la prétention de garder pour eux le corps entier de la biche. Depuis cet événement, la biche ne fut plus jamais revenue au pays d’Azérat. Les habitants, déçus de ne plus pouvoir profiter de leur festin traditionnel élevèrent des protestations envers les moines.

Contraint de réparer leur faute, les moines s’engagèrent à donner double ration de grain, soit six setiers. Cette habitude s’installa et se prolongea jusqu’à la Révolution.